Saviez-vous que l’expression « dent creuse » a trois acceptions en français ? Il peut s’agir d’une carie, d’une petite faim ou, en urbanisme, d’un espace non construit entouré de parcelles bâties.

La semaine dernière, j’ai sillonné les rues de Grenoble pour dénicher quelques exemples de ces dents creuses urbaines. Comme on peut le voir ci-dessous, certaines dents creuses peuvent laisser place à des aires de stationnement :

Alors que d’autres offrent un potentiel de construction sur le foncier aérien :

Les dents creuses sont de plus en plus exploitées, notamment dans les villes situées en zone tendue (zone où il existe un déséquilibre entre l’offre et la demande de logements), comme Grenoble, mais aussi Paris, Bordeaux, Lille et Nantes, pour n’en citer que quelques-unes.

Cette tendance semble être appuyée par les politiques publiques qui cherchent à favoriser la création de logements, notamment grâce à la construction en surélévation, comme le décrit l’article Urbanistes, soignez vos dents creuses !. En effet, de nombreuses dérogations au Plan d’urbanisme local (PLU) peuvent être accordées si la construction respecte certaines règles de hauteur, de gabarit et de stationnement.